Mon Roi

Mon Roi

Mon RoiLe Guignolo

Réalisation Maïwenn 2015

Deux heures de valse amoureuse et d’une bonne série de clichés, la passion sans les problèmes d’argent, on se fait du mal mais dans un luxe outrancier.

Le malheur a frappé chez les people, Emmanuelle Bercot n’est pas mal mais le scénario n’est pas à la hauteur de sa prestation.

Vincent Cassel n’en fait qu’à sa tête, comme un sale gosse capricieux, il force le trait et on n’y croit plus.

Point fort : Louis Garrel, il est magnifique, c’est un comédien brillant et charismatique.

Un film sans saveur, qui dure et qui dure tant, qu’on en finit par oublier le début et surtout  l’essentiel. Les dialogues sont foireux mi bobo, mi-banlieue c’est pathétique.

Le message est brouillé. Peut-être Maïwenn a-t’elle tenté de développer sur la perversité narcissique mais le tout est maladroit et enfantin, c’est mal dessiné et mal écrit.

Finalement, c’est dans le “Bal des Actrices” qu’elle excelle car les rôles lui échappent et qu’elle n’est que caméra.

Il aurait fallu plus d’ardeur et de douleur dans l’écriture pour nous emporter, là on reste sur le pas de l’histoire, témoin d’un amour mal ficelé et tiré par les cheveux.

Bref du temps perdu mais aussi de l’argent pour le cinéma. Aucun mérite pour ce racolage faussement passionné, de la poudre aux yeux mélangé à de la tourmente bon marché. La musique ne sauve pas le Titanic.

Synopsis Télérama Mon Roi : Tony vient d’être admise dans un centre de rééducation sportif après une chute de ski. Lors d’un entretien avec la psychologue de l’établissement, la jeune femme accepte l’idée que sa blessure au genou, qui nécessitera une longue et difficile rééducation, est probablement liée à l’état dans lequel elle se trouve. Tony se remémore alors les dernières années : elle se souvient d’abord de sa rencontre, au cours d’une soirée, avec Georgio, un restaurateur séduisant et impulsif. D’abord conquise par ce personnage hors norme, elle constate peu à peu qu’il peut se montrer aussi égoïste que manipulateur…