Macbeth

Macbeth

MacbethShakespeare ne prend pas le Taxi

Réalisation Justin Kurzel 2015

Presque tout dans Shakespeare est “rempli de bruit et de fureur” (Hamlet).

Lors, la tentation est grande d’en faire trop, le 7e art a livré par le passé quelques jolies -voire magnifiques!- réussites sous les mises en scène de Kenneth Branagh (Shakespeare était son biberon) ou Orson Welles, qui est même parvenu à Wellessisé le grand William.

Ici, le film souffre du parti-pris du réalisateur, celui d’un style ralenti, elliptique, rendant parfois le tout abscons.

L’interprétation, elle, est enfermée dans un récitatif (l’impression qu’ils jouent tous en voix off!) qui nuit à tous les comédiens et à la vie même de l’histoire.

Shakespeare c’est superbement écrit (quand c’est bien traduit: cf Desplat) mais absolument vigoureusement vivant!

Marion Cotillard est transparente de fadeur, ce qui relève de la gageure tant Lady MacBeth est l’un des plus puissants personnages féminins du répertoire Shakespearien. Le ravagé Fassbender l’est trop.

Reste l’image, et le cinéma c’est d’abord l’image, là Justin Kurzel se rattrape. Profitant à plein de ces décors naturels: landes brumeuses, falaises envoûtantes…

Il nous donne à voir à travers une photo magnifique, des plans très beaux, parfois très forts, dans un cadre toujours juste. Les costumes aussi sont remarquables.

Las, de ne pas avoir su/pu s’imprégner de cette histoire de poison (les mots) de trahison (les actes) et d’hallucinations (de la folie), le metteur en scène nous livre une belle enveloppe vide. ”

Synopsis Allocine  Macbeth : 11ème siècle : Ecosse. Macbeth, chef des armées, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour régner sur le trône, jusqu’à en perdre la raison.