combat ordinaire

Le combat ordinaire

combat ordinaireC’est la vie

Réalisation Laurent Tuel 2014

Le combat ordinaire est une belle histoire, parfois longue, mais une mise bout- à-bout d’émotions pures.

Nicolas Duvauchelle est mi-ange mi-démon, un acteur émouvant, il y a du Dewaere chez lui en moins barré et prenant soin de lui. Il se donne avec discipline, sans se bruler, ce qui lui donne un peu moins de dimension.

Maud Wyler est discrète et sublime.

Une tendre comédie sociale où les gens passent avec leurs fardeaux, sans fioriture. De plus la photo et la musique sont magiques et donnent de la couleur à cette simple histoire de vie croisées.

Un beau combat que celui de la vie. Des gens vrais, des erreurs, de l’espoir et le tout au hasard de nos destinées.

Inoubliable le couple de parents, deux grands comédiens  (Liliane Rovère et Olivier Perrier ), le reste du casting est amateur mais avec naturel et simplicité.

Laurent Tuel a su rendre hommage à la BD original de Manu Larcenet et, au delà du destin de Marco, il nous raconte le chômage des dockers, l’abandon de nos plus grands ports industriels, les mauvais souvenirs de la guerre d’ Algérie avec André Wilms (épatant), Alzheimer et la dépression qui nous collent aux basques.

Un conte ordinaire et intelligent qui aurait mérité plus d’exposition.


Le Combat ordinaire Bande-annonce VF

Synopsis Télérama Le combat ordinaire : Jeune photographe de guerre en proie à des crises d’angoisse, Marco essaie tant bien que mal de se reconstruire. Ce trentenaire tourmenté à l’idée de s’engager s’est retiré du monde pour vivre à plusieurs centaines de kilomètres de chez ses parents. Même s’il est amoureux d’Emilie, la vétérinaire du village, il renâcle à lui faire un enfant. La jeune femme finit par le quitter : un départ qui aggrave la dépression de Marco. Celui-ci décide de faire un reportage photo chez les dockers de Lorient, où son père malade, vétéran de la guerre d’Algérie, a lui-même travaillé. L’atmosphère y est pesante, les idées d’extrême droite se répandent car le chômage guette…