Jamais de la vie

Jamais de la vie

Jamais de la vieJamais de la vie

Réalisation Pierre Jolivet 2015

Camarades !

Du cinéma qui fait dans le social côté banlieue et ça sonne vrai. Le chômage, la zone, le gris, les centres commerciaux, c’est la misère des petites gens, ceux qu’ont perdu les moyens de rêver.

Olivier Gourmet porte le film, il est magistral. Il porte son fardeau et sa solitude avec grandeur, sa colère est aussi en bandoulière mais il va déposer les armes, trop fatigué pour continuer.

Une réalisation sobre et un regard tendre sur la vraie vie, Pierre Jolivet aime les gens et il aime le peuple, il signe, à nouveau, un bon polar bien sombre mais bouleversant d’humanité. La toute fin fait un peu “Robin des Bois” mais tout le reste en fait un film remarquable.

Valérie Bonneton est meilleure que jamais dans la simplicité; sans faire de grimace, elle est parfaite.

Julie Ferrier fait une apparition épatante, elle lutte aussi à sa manière contre la médiocrité de la vie.

Bénabar continue de nous surprendre dans son costard d’acteur. Quelques notes discrètes accompagnent le film, mais plus de musique n’était pas nécessaire.

Pierre Jolivet est un excellent scénariste doublé d’un très bon réalisateur.

 

Synopsis Télérama Jamais de la vie : Franck, un gardien de nuit au statut précaire, travaille dans un centre commercial de banlieue. C’est un ancien ouvrier spécialisé et délégué syndical, toujours prêt au combat. Aujourd’hui, le CDI qu’on lui proposera peut-être (sans augmentation) est la plus grande avancée sociale qu’il peut espérer. Il vit dans un studio un peu pourri dans un quartier “difficile” où il a ses habitudes. Sa rencontre avec une conseillère de Pôle emploi aussi dans la dèche que lui, résignée, mais digne, le bouleverse. Une nuit, sur le parking du centre commercial qu’il surveille, il aperçoit un gros SUV sombre. Instinctivement, il sent que quelque chose de très louche se trame…