Fleur de Tonnerre

Fleur de Tonnerre – Réalisation Stéphanie Pillonca 2017

Fleur de TonnerreL’Ankou… pable.

Alors oui Deborah Francois, avec ses faux airs d’Emmanuelle Devos, est parfaite, elle joue juste. Sauf que c’est long comme un jour sans pain. Les paysages de Bretagne (malgré leur beauté) ne ne font que nous filer bourdon. On s’enfile les crimes comme un collier de perles en primaire. C’est réalisé avec intégrité et précision sur la période et les coutumes mais le drame se fait tout petit et l’horreur ne nous bouscule pas.

Pas de gore mais du travail bien fait, Hélène joue la démence de l’intérieur. Elle est l’Ankou et il « l’ankourage » à tuer évidement. Mais bizarrement ses cibles sont surtout ceux qui la dérangent, sauf ce vieil instituteur qui lui réclame et là, elle doute.

Deborah Francois est fragile, délicate et discrète alors comment se méfier du monstre qui sommeille. Seul son amour pour Matthieu Véron (mollement interprété par Biolay) va tout foutre en l’air. Impossible de passer à l’acte, l’amour et la mort se chamaillent. Alors, pour l’épargner, elle va se perdre dans la luxure puis dans l’alcool; jusqu’à rendre les armes. Elle sera guillotinée en 1852 à Rennes.

 

 

 

 

Synopsis Télérama du film Fleur de Tonnerre :

Elevée par une mère sévère, Helène Jégado pense être l’incarnation de l’Ankou, un être surnaturel et l’ouvrier de la mort le plus craint dans la Bretagne du début du XIXe siècle. Elle a pour mission de tuer tous ceux qui se trouvent sur sa route. Elle accomplit son oeuvre avec une détermination et un sang-froid qui glacent le sang. Après avoir assassiné sa propre mère, qui l’avait surnommée Fleur de Tonnerre, elle sillonne la Bretagne, empoisonnant, dans les maisons, les presbytères, les couvents, les lupanars, tous ceux qui accueillent avec bonheur cette cuisinière si charmante et si parfaite…