Boys Don t Cry

Boys Don’t Cry

Boys Don t CryRéalisation Kimberly Peirce 1999

Trans-genre

Une belle performance d’Hilary Swank comme on les aime aux States, façon Oscar à la clef, mais la petite tient le rôle et le décor est bien planté.

On est en Amérique profonde, dans un bled paumé où la jeunesse est vieille et où l’alcool fait encore illusion les soirs de zone.

Teena Brandon débarque à la recherche d’elle même, le doute subsiste mais elle pense vouloir être un Bad Boy, de ceux qui picolent le samedi soir, font des rodéos et des barbecues sur un terrain de Mobile-home. Un duo de ratés croisent sa route et elle rejoint la bande de bras cassés avec le coeur en fête.

Puis vient Lana et l’amour va faire un choix pour elle,, elle sera naïve, elle sera immature mais elle veut y croire.

Les culs-terreux qui l’accompagnent ne vont pas apprécier la surprise “Fille ou garçon” et ça va dégénérer salement vers le drame et la violence, c’est à ce moment là que le film décolle, dans cette tragédie, cette mise à nu de la nature humaine et ses limites de tolérance. Un bon film malgré les années, car la petitesse d’esprit résiste dans les campagnes perdues.

Chloë Sevigny  joue bien la carte de l’ambiguïté et du doute et Peter Sarsgaard est bluffant en gueule d’ange, plouc dégénéré et fou d’amour pour Lana.

Le meilleur film de Kimberly Peirce pour ma part.

Synopsis Télérama Boys Don’t Cry : Teena Brandon, une jeune adolescente du Nebraska, assume mal sa condition de fille. Elle déménage à Falls City et devient Brandon, un garçon aux cheveux courts, très vite adopté par une bande de désoeuvrés. Teena-Brandon s’intègre au groupe mais reste toujours prisonnière de cette crise d’identité sexuelle qui l’a hantée sa vie entière. Elle tombe amoureuse de Lana, la petite amie de John. En découvrant la vérité sur Teena, ce dernier entre dans une rage meurtrière. D’après un fait divers authentique.