film Au revoir là-haut

Au revoir là-haut

film Au revoir là-hautEnfin du cinéma ! C’est pas si souvent.

Réalisation Albert Dupontel 2017.

Même si j’ai le sentiment que chez Albert Dupontel  il me manquera toujours l’étincelle ! Vous savez le truc en plus, qui vous cueille, qui vous ramasse, qui vous ébahit, qui vous écrase, qui vous émeut…

Dupontel s’est emparé du roman Goncourt de Pierre Lemaître et il en fait, un vrai bon film, un instant de cinéma indéniable. On connait son exigence, ainsi que son intransigeance, et celles-ci sont sans doute salutaires dans un monde (et un cinéma) qui pataugent dans la compromission et la soumission. Même chiant, Albert Dupontel fait du bien.

L’histoire c’est la fin de 14 et les quelques suites pour des hommes brisés ou pas; mais les Salauds sont toujours là.
On sait quelque peu ce que fut 14-18, sa boucherie, sa course au monuments aux morts, son impossible sérénité aux morts, ses fusillés de 17…

Bertrand Tavernier a fait un très joli film sur les difficultés de cette après horreur qui continuait d’être une horreur: c’était “La vie et rien d’autre”.
Dupontel fait autre, fait plus, fait différent.

Il sait que le cinéma est d’abord un art de l’image; il donne donc à voir : parfaite reconstitution, ambiance d’époque remarquable sans être pesante, bref il maîtrise son cinéma.
Au passage il tend quelque hommage -l’homme est aussi un furieux cinéphile -Buster Keaton, Chaplin, Kubrick peut-être aussi, dans une démesure absurde…

Le jeune Nahuel Perez Biscayart est formidable de jeu en masques, souligné par un jeu corporel fin et sans excès.

Dupontel est bien parce qu’il sait ce qu’il fait et pourquoi, avec toujours ce côté naïf et humain.

Je suis plus réservé sur Laurent Lafitte, à qui je trouve un manque de charisme et un jeu restreint.

Niels Arestrup très bien, et une mention spéciale pour un troisième rôle EXTRA à Michel Vuillermoz ; quel comédien que celui-là.

On passe un vrai bon moment de cinéma, le film ne mollit pas, bien rythmé dans son montage et dans son scénario. Bien photographié, bien mise en scène; tout ou presque pour plaire.

 

 




 

 

Synopsis Allocine du film Au revoir là-haut :

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..