The Sacrament – critique cinema

068782 The Sacrament

réalisation Ti West  2014

Deux journalistes suivent un de leurs amis à la recherche de sa sœur disparue. Quittant les États-Unis pour une destination tenue secrète, ils arrivent finalement à Eden Parish, une communauté religieuse où quelque deux cents âmes partagent l’idéal d’un mode de vie autonome, fondé sur le partage des biens et porté par un chef charismatique que ses fidèles appellent “Père”. Mais des zones d’ombre dans ce prétendu petit paradis vont bientôt être découvertes par les nouveaux arrivants. (allocine)

Inspiré du massacre de Jonestown : un évènement tragique qui a eu lieu en 1978, au cours duquel 914 membres de la secte “Le Temple du Soleil”, guidés par leur leader, le pasteur Jim Jones, ont trouvé la mort après avoir ingéré du cyanure.

Deux jeunes journalistes, brillants et drôles, arrivent dans ce pseudo paradis et on se fait piéger une soirée avec eux.  Ils sont tranquilles et sans angoisse puis le désordre arrive assez vite, finalement, deux ou trois comportements étranges qui nous mettent en alerte.
Ensuite on est saisi par l’absurdité du comportement humain, guidé par un seul homme. Le gourou bien interprété par Gene Jones, est écœurent et dégoulinant comme peut-être ce type de personnage. Finalement il est complètement mégalo et absorbé dans son propre délire. On saisit bien la récupération d’esprits égarés afin de régner comme un dictateur sur une tribu.

Les comédiens sont excellents et l’esprit est percutant, on prend du recul et de la distance sur une situation quasi inénarrable.

On est  secoué par la caméra façon documentaire sur le vif.
Mais la fin nous ramasse en morceaux, ça prend des allures de cauchemar et malgré quelques esprits qui semblent vouloir s’accrocher à la vie, on termine accablé par l’ampleur du massacre.

Un film à voir pour son objectivité sans détour.