Suburra

Suburra

SuburraQuand la loyauté se fait la malle

Réalisation Stefano Sollima 2015

Face à sa sa propre mort chacun se défile sans aucun état d’âme. Toutes les familles: politique, mafieuse ou Vaticane ne sont épargnées dans ce film. L’Italie est gangrénée par la corruption

“Suburra” c’est violent, différent et résolument moderne. Le nouveau cinéma Italien est en marche avec un savoureux mélange de Brian de Palma et David Fincher  mais avec une sauce très relevée. Alors on déguste en  clignant les yeux tellement ça pique. La trahison guette chacun, pour un avenir meilleur, pour un Las Vegas à l’italienne, pour un projet immobilier juteux, tout le monde vend tout le monde sans pitié ni remord. Certaines scènes sont d’une extrême violence mais filmé sans aucune vulgarité.

Des acteurs diablement bons (bonus pour Pierfrancesco Favino et Greta Scarano). Un scénario de qualité écrit à quatre mains et adapté de l’oeuvre de Carlo Bonini, une photo haut de gamme, Rome sous la pluie brille de mille feux.

Une réalisation électrique, parfois clinquante mais définitivement maîtrisée. La peste se répand sur six jours pour nous laisser un champs de cadavres, une fin qui ressemble à un sale retour de bâton.

 

Synopsis Télérama Suburra : Magradi, un parlementaire de la majorité, Numéro 8, un truand, Viola, sa petite amie toxicomane, Sabrina, une escort girl, une famille de Tsiganes et Sebastiano, un arriviste chargé de relations publiques qui ne vit que pour les fêtes, ne se connaissent pas mais sont liés par un projet immobilier. Baptisé Waterfront, il consiste en une réurbanisation du littoral d’Ostie qui vise à en faire le nouveau Las Vegas. Ils sont surtout liés par un homme, le Samouraï, ancien membre des Noyaux armés révolutionnaires et de la bande de la Magliana et «roi de Rome» autoproclamé, qui fait l’intermédiaire entre le monde du crime et celui de la politique…