Médecin De Campagne

Médecin De Campagne

Médecin De CampagneHommage aux Ordinaires !

Réalisation Thomas Lilti 2016

Alors voilà, c’est dans la vraie vie, c’est beau, c’est touchant sans jamais être misérabiliste et cela ne donne pas envie de voter FHaine.

Thomas Lilti est manifestement un cinéaste délicat et continue avec ce deuxième film -après le bon “Hippocrate”- à creuser le sillon médical (milieu d’où il vient) au cinéma.

Jean-Pierre le médecin de cette campagne est malade. Il est aussi : seul, débordé, concerné, humain. Il doit lever le pied; mais comment? Comment quand tant de gens comptent sur vous, n’ont, parfois , que vous. Une “vieille” jeune médecin arrivera…

François Cluzet donne chair et tourment intérieur contenu d’ours un rien bougon, à ce médecin de campagne, une campagne où Marianne Denicourt viendra le rejoindre et imposera peu à peu sa douceur évidente.

On s’attache à ces deux-là, comme à tous leurs patients. Le film à ce talent simple de la tendresse.
Ah si les Maïwenn et consorts nombrilistes pouvaient consulter ce médecin de campagne! Le cinéma français guérirait de cette maladie chronique…

Le tableau est joli tant il parait si proche de ce que sont devenues nos campagnes, et du film on
ne lâche aucun des personnages brossés avec toute la délicatesse de Thomas Lilti.

 

Synopsis Télérama Médecin De Campagne : Jean-Pierre Werner est un médecin dévoué, qui sillonne depuis des années les routes de sa campagne pour soigner ses patients. Sa vie bascule quand on lui détecte un cancer du cerveau. Un confrère et ami lui conseille de se faire remplacer. Il lui recommande Nathalie Delezia, qui a longtemps été infirmière avant de reprendre ses études. Jean-Pierre est peu disposé à lâcher du lest et traîte mal la jeune femme. Mais Nathalie a dû caractère et parvient peu à peu à s’imposer. Alors que Jean-Pierre commence à s’habituer à sa présence, il entre dans une colère noire quand il apprend qu’elle a fait hospitaliser un vieillard à qui il avait promis de poursuivre les soins à domicile…