Les Brasiers de la Colère

Les Brasiers de la Colère

Les Brasiers de la ColèreLes Brasiers de la Colère

Réalisation Scott Cooper 2014

À Braddock, une banlieue ouvrière américaine. Comme son père, Russell Baze travaille à l’usine, mais son jeune frère Rodney a préféré s’engager dans l’armée, en espérant s’en sortir mieux. Pourtant, après quatre missions difficiles en Irak, Rodney revient brisé émotionnellement et physiquement. Lorsqu’un sale coup envoie Russell en prison, son frère cadet tente de survivre en pariant aux courses et en se vendant dans des combats de boxe. Endetté jusqu’au cou, Rodney se retrouve mêlé aux activités douteuses d’Harlan DeGroat, un caïd local sociopathe et vicieux. Peu après la libération de Russell, Rodney disparaît. Pour tenter de le sauver, Russell va devoir affronter DeGroat et sa bande. Il n’a pas peur. Il sait quoi faire. Et il va le faire, par amour pour son frère, pour sa famille, parce que c’est juste. Et tant pis si cela peut lui coûter la vie.  (Allo ciné)

Mon oscar 2014 :  meilleur scénario,  meilleur acteur Christian Bale, meilleur second rôle Casey Affleck partagé avec  Woody Harrelson, et meilleur casting : Willem Dafoe, Sam Shepard , Forest Whitaker et Zoe Saldana, c’est du lourd mais en toute discrétion et sans grandiloquence. De la haute volée.

Christian Bale est un grand, bien meilleur dans ce film que gonflé à l’hélium dans “American Bluff ” et pourtant ce dernier, plus racoleur, rafle tous les prix alors que ce petit bijou est à peine remarqué au Festival International du Film de Rome.

C’est dans ce genre de prestation que Christian Bale excelle, dans la simplicité et non la démesure, bien qu’il soit remarquable dans Fighter et Le Machiniste, mais là, il est juste un brave type, un rôle  difficile .
Casey Affleck est remarquable, en colère, traumatisé, il est bouleversant.

Woody Harrelson nous colle encore au plafond, avec ce rôle de sale tordu vicelard. C’est l’Amérique profonde, la misère dans une ville ouvrière en fin de parcours. Une fabrique qui s’essouffle et des ouvriers bientôt tous au chômage. Des combats clandestins et bouseux dangereux. On dirait du Ken Loach.

J’avais déjà adoré Crazy Heart mais ce deuxième film confirme indéniablement l’immense talent de Scott Cooper.