Les Blessures Assassines

blessuresLes Blessures Assassines

Réalisation Jean-Pierre Denis  2000

Les soeurs Christine et Léa Papin, dont la jeunesse a été difficile, sont admises en 1927 comme bonnes au service de Mme Lancelin. Celle-ci représente pour Christine une figure maternelle idéale, malgré une certaine sévérité. La situation va se détériorer à cause de la mauvaise influence de la mère des deux jeunes femmes. S’enfermant dans le mutisme pendant deux ans, Christine et Léa finiront par assassiner sauvagement Mme Lancelin et sa fille en 1933. Une affaire criminelle qui fera couler beaucoup d’encre. (allocine)

Christine (Sylvie Testud) mène le film avec sa folie refoulée, son amour et sa haine démesurés.
Elle est chétive, sombre, tourmentée, mal-aimée par sa mère, elle joue avec austérité, elle est presque effrayante.
Léa (Julie-Marie Parmentier) est plus naïve, plus joyeuse aussi, son amour pour Christine est simple, naturel et sincère, une enfant limitée mais bonne fille, les deux comédiennes sont captivantes.
La mère Isabelle Renauld est un monstre d’égoïsme et développe une sorte de parano envers Christine accompagné de dégout. Elle aime sa petite dernière Léa mais à sa manière, tout de même prête à l’exploiter. Personnalité paradoxale, une femme libre, dure et bien seule.

Une réalisation sobre, on retrouve presque l’univers de René Clément dans Gervaise. Une très bonne adaptation de l’histoire des sœurs Papin.