La Prochaine fois je viserai le coeur

La Prochaine fois je viserai le coeur

011204La Prochaine fois je viserai le coeur

Réalisation Cédric Anger 2014

La prochaine fois je vise l’Oscar

Dans la grisaille de l’Oise, on va suivre Frank. Son visage est fermé et ses tourments sont palpables. Un rôle important pour Guillaume Canet, il s’applique, il force le trait et pas question de sourire, raide comme la justice et son joli minois fait place à une tête de psycho-rigide.

C’est une assez bonne performance mais on se fatigue du gros plan sur lui , on aimerait prendre un peu l’air pour faire la différence.

L’excellente surprise c’est Ana Girardot, elle est délicate et discrète, blessée en amoureuse éconduite, elle se donne avec beaucoup intensité. Voilà une actrice précieuse.

Bonne adaptation de ce sordide fait divers, sans fioriture avec l’ambiance grise qui va bien. On se surprend même à avoir un peu de compassion pour Franck, il semble tellement torturé, sa folie n’est pas mesurable et le film nous permet de la cerner.  Cédric Anger  jette un regard sans détour sur ce drame humain et sur les états d’âme d’un psychopathe.

 

 

Résumé allo Ciné La Prochaine fois je viserai le coeur : Pendant plusieurs mois, entre 1978 et 1979, les habitants de l’Oise se retrouvent plongés dans l’angoisse et la terreur : un maniaque sévit prenant pour cibles des jeunes femmes.
Après avoir tenté d’en renverser plusieurs au volant de sa voiture, il finit par blesser et tuer des auto-stoppeuses choisies au hasard. L’homme est partout et nulle part, échappant aux pièges des enquêteurs et aux barrages. Il en réchappe d’autant plus facilement qu’il est en réalité un jeune et timide gendarme qui mène une vie banale et sans histoires au sein de sa brigade. Gendarme modèle, il est chargé d’enquêter sur ses propres crimes jusqu’à ce que les cartes de son périple meurtrier lui échappent.