La Permission de minuit

La Permission de minuit

19658251La Permission de minuit

Réalisation Delphine Gleize 2011

Vincent Lindon est attachant, il porte les émotions et la mélancolie comme personne et sans le vouloir on l’aime déjà. Ça fait un moment qu’il trimballe sa carcasse au cinéma, jonglant d’un rôle à l’autre, parfois avec maladresse et mal dans son costard mais il se débrouille et le voilà :  prolo, chirurgien, avocat, amoureux , cocu, flic ou voyou …
Alors on continue d’avoir envie d’y croire car c’est notre Lino Ventura d’aujourd’hui.

Dans le rôle de David, chirurgien, il est responsable d’une âme, celle de Romain et ça lui tient sacrément à coeur, un peu trop pour être crédible. Des médecins investis à ce point sur un jeune patient, c’est un peu démesuré, de plus le gamin n’est pas facile, il est exclusif. C’est pas un médecin mais un père qu’il réclame, pour faire face à sa sale maladie. David est accroché à ce môme depuis plus de douze ans.

Quentin Challal est Romain, il ne joue pas toujours juste mais il a un regard profond et ça le rend touchant. Il est malade et blessé alors il se rebelle trop brusquement et avec gaucherie.

Puis débarque l’étrange Emmanuelle Devos, médecin qui va prendre le relais auprès de Romain suite au départ de David . Elle est calme, puissante. C’est une sacré comédienne qui traverse les années avec de plus plus de grâce et de maturité. Elle était jolie, elle est devenue  belle .

Alors malgré un bon casting, le scénario en fait trop, on a du mal à croire à ce dévouement envers et contre tout, ça manque de subtilité c’est trop mélodramatique, trop surréaliste, trop tout.

Delphine Gleize peut encore faire bien mieux , elle sait déjà véhiculer de l’émotion maintenant il faut la canaliser.

Synopsis Télérama La Permission de minuit : Romain, 13 ans, est atteint d’une maladie génétique rare. La peau de cet «enfant de la lune» ne tolère aucune exposition à la lumière ni aux UV. Pour sortir, se rendre à l’école ou chez son médecin, la combinaison intégrale est de rigueur. Toutes les vitres doivent être équipées, celles de la voiture, de la salle de classe, de son appartement. La maladie est difficile au quotidien, et la relation qu’il entretient avec son médecin vient l’adoucir. David le suit attentivement depuis son enfance. Entre ce professeur en dermatologie et l’adolescent, des liens de confiance et de profonde amitié sont nés. Mais David obtient enfin une mutation qu’il n’attendait plus. Il doit annoncer la nouvelle de son départ à son jeune patient…