Film Jalouse

Jalouse de David Foenkinos et Stéphane Foenkinos

Film JalouseGros plan sur Karin Viard.

Un rôle pour un César ? Je ne pense pas, la performance de Karin Viard n’est pas explosive, elle se ressemble trop. De plus, le scénario est convenu et prévisible. La crise de la cinquantaine est un sujet sensible et il était bien mieux abordé dans “Aurore” avec Agnès Jaoui, malheureusement le film est passé inaperçu.

Nathalie Pécheux sombre dans la dépression et elle devient méchante et agressive. Jalouse de tout et surtout de sa fille, ça tourne à l’obsession et la grandiloquence, mais dans le vide.

Quelle surprise dans la salle j’ai vu beaucoup femmes, une promotion qui a su cibler son public .

David Foenkinos et Stéphane Foenkinos nous racontent cette  histoire de jalousie. Deux hommes qui nous parlent de femmes et ça sonne creux. C’est sans envergure et faussement diabolique. On se lasse de la bobine de Karin, elle singe l’aigreur avec arrogance, cherche la lumière pour mieux se mettre en valeur et semble bien trop sûre d’elle pour qu’on marche dans la combine.

La bonne surprise, c’est les seconds rôles : Anne Dorval est d’une grande élégance, elle a la générosité d’une grand comédienne, elle sauve une partie du film et donne un peu profondeur à cette comptine.

Marie-Julie Baup dans le rôle d’Isabelle sait nous faire sourire, Bruno Todeschini est parfait et Anaïs Demoustier est sacrément pertinente. Au passage Dara Tombroff et Corentin Fila sont charmants.

 

 

Synopsis Télérama du Film Jalouse :

Nathalie Pêcheux, professeure de lettres divorcée, passe quasiment du jour au lendemain de mère attentionnée à jalouse maladive. Si sa première cible est sa ravissante fille de 18 ans, Mathilde, danseuse classique, son champ d’action s’étend bientôt à ses amis, ses collègues, voire son voisinage… Entre comédie grinçante et suspense psychologique, la bascule inattendue d’une femme.