Inherent Vice

Inherent Vice

Inherent ViceInherent Vice

Réalisation Paul Thomas Anderson 2015

Sous acide

Flamboyant, Baroque, brillant, délirant, abracadabrant, un scénario qui nous sème en route bien des fois.

Paul Thomas Anderson va au-delà de l’esbroufe, il imagine les gens et les couleurs. C’est pas de la poudre mais des paillettes plein les yeux. Un cinéma haut en couleur et en musique. Mais aussi un cinéma bavard où on perd le fil de la conversation, trop de personnages et de machinations. Mais l’ensemble est magique alors l’alchimie fonctionne.

On ressort un peu halluciné comme après fumé. Un bonus pour l’ambiance 70 plus kitch que jamais. La musique fait partie du film, en osmose elle souligne chaque situation afin de la valoriser.

Joaquin Phoenix est un électron libre, il sourit, il pleure, il aime, il est passion et émotion. On l’adore d’emblée dans le rôle de Doc, détective malin et collé au plafond, il y a du Serpico mais défoncé.

Josh Brolin est le lieutenant “Big Foot” psychorigide et bi-polaire.

Un passage de Benicio Del Toro toujours plus fantasque.

Des acteurs bien dirigés qui savourent leurs dialogues.

Paul Thomas Anderson réalise une excellente adaptation de l’oeuvre de Thomas Pynchon. Chacun de ses films est toujours une belle histoire mise en couleur et réinventée.

Synopsis Télérama Inherent Vice : Au début des années 1970, Doc Sportello, un détective privé de Los Angeles, vit tranquillement au bord d’une plage et passe son temps à fumer des joints entre deux enquêtes. Alerté par Shasta Fay, son ancienne petite amie, il s’intéresse au cas de Mickey Wolfman, un milliardaire qui vient de disparaître. Son enquête l’amène à s’intéresser à une bande de motards violents et à de mystérieux projets immobiliers; Elle le met également en contact avec Christian «Bigfoot» Bjornsen, un policier qu’il connaît bien. Et qui déteste les hippies dans son genre…