Moi, Daniel BlakeQuand on a que l’amour à offrir en partage…

Réalisation Ken Loach 2016

Paul Laverty et Ken Loach luttent pour le peuple mis au rencard, celui qui navigue entre Pôle Emploi et la Banque alimentaire, celui qui se perd dans les méandres de l’absurdité administrative.

« Moi, Daniel Blake » est un film militant un peu âpre et des comédiens authentiques qui semble fatigués, brisés par des destins lourds à porter. Daniel Blake est un brave type dont le palpitant s’emballe. Alors au repos forcé, ce charpentier passionné, attend patiemment ses indemnités. Elles lui seront refusées, considéré comme apte au travail. Il se retourne alors vers les indemnités chômage mais incapable de retravailler elles lui sont retirées. Effondré Dave Johns porte son rôle avec justesse et intégrité.

Malgré sa situation Kafkaïenne, il va vouloir aider une jeune mère célibataire avec ses deux  enfants. Aucune ambiguïté, il veut juste la soutenir. Il a réalisé qu’elle est dans une situation encore plus dramatique, se privant de manger pour nourrir ses gamins. Une belle rencontre et de la solidarité.

Le tout est filmé avec une grande sincérité, de la compassion et de la mélancolie mais ce dernier opus de Loach est trop grave, trop vrai et trop gris. On aurait aimé une pointe de fantaisie, un peu de couleur et plus d’espoir car le cinéma nous donne aussi les ailes de l’illusion. C’est loupé, on ressort le coeur lourd et toute la misère du monde sur le épaules. Mais avec toujours autant de respect pour ce réalisateur qui lutte depuis toujours pour la classe ouvrière, par amour et par vocation.

 

Synopsis Télérama Moi, Daniel Blake :

Atteint d’une maladie cardiaque, Daniel Blake, menuisier, ne peut plus travailler. Or, l’administration ne l’entend pas de cette oreille : il doit rechercher un emploi sous peine de sanction. Alors que, âgé de 59 ans, il doit apprendre à se débrouiller avec un ordinateur pour faire ses démarches, il croise le chemin de Katie, une femme célibataire mère de deux enfants. Elle a dû quitter sa ville natale pour ne pas être placée dans un foyer d’accueil. Ensemble, ils vont se serrer les coudes. Daniel finit par décrocher un emploi mais doit renoncer à cause de ses problèmes de santé. Il engage alors une bataille contre l’administration et ses aberrations…

 

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