Prisoners

Prisoners

PrisonersRéalisation Denis Villeneuve 2013

Dans la banlieue de Boston, deux fillettes de 6 ans, Anna et Joy, ont disparu… Très vite un premier suspect (Paul Dano) est arrêté pour enlèvement d’enfants mais relâché, aussi vite, faute de preuve.

Un double regard sur la situation : L’auto-justice incontrôlable et l’enquête officielle mené par l’inspecteur avec droiture, obstination et dans les règles de la loi.

Le détective Loki (Jake Gyllenhaal) est prodigieux de rage et de rigueur même dans son attitude il est méconnaissable : chemise boutonnée jusqu’en haut, clignements des yeux comme un tic d’agacement, maintien de sa colère avec acharnement, le rôle est puissant.

Hugh Jackman, le père d’une des fillettes, est psychorigide et devient fou suite à la disparition de sa fille. Son rôle est troublant et il est convainquant. On devine chez lui une tendance à se préparer au pire. Évidemment il perd le contrôle et c’est un gros dérapage vers l’auto-justice, l’emportant dans une spirale de violence.

Il embarque dans son délire le père de Joy (Terrence Howard) mais ce dernier, malgré la douleur, se fait rattraper par son sens de la justice. Les deux méthodes d’investigation sont opposées avec la même volonté de réussite.

Le reste du casting est irréprochable, Paul Dano est surprenant dans ce rôle inhabituel et quasi muet. Mellisa Léo nous fait frissonner.

Le scénario est costaud, ultra bien ficelé avec une manière particulière de traiter le sujet. Ce qui lui donne plus d’élégance et de rythme. Un excellent thriller.