Manglehorn

Manglehorn

ManglehornRéalisation David Gordon Green 2014

David Gordon Green, jeune réalisateur/scénariste, m’a enchanté avec “L’autre Rive” et “Snow Angel“.  Il n’est que réalisateur sur “Manglehorn” et ça ne sauve pas le film. Scénario nébuleux, intrigue ennuyeuse et dénouement mielleux.

Curieusement Al Pacino fait dans la modération, c’est sobre et presque sans cabotinage, finalement ça nous manque. Las, on patauge dans les regrets et la nostalgie sans réelle poésie. Un cinéma qui se veut différent mais s’emmêle les pinceaux dans le désordre.

Holly Hunter est une charmante vieille fille mais semble comme ailleurs.

Les acteurs sont de passage et tout repose sur les épaules d’Al Pacino comme si le film n’était fait que pour lui et à travers lui et, malgré tout son talent, on se lasse vite de sa petite routine de vieil homme aigri, de ses clefs et de son chat.

Deux compositeurs pour une mauvaise BO n’étaient pas nécessaire. On note quand même, quelques scènes avec une ambiance touchante et particulière au Club Sénior et au Self .

La réalisation est kitch comme le scénario. David Gordon Green peut faire beaucoup mieux et avec plus de finesse.

 

Synopsis Télérama Manglehorn : Serrurier solitaire dans une petite ville des Etats-Unis, A. J. Manglehorn a perdu l’amour de sa vie, Clara, et ne s’en est jamais remis, jusqu’à en devenir obsédé. Il se sent mal à l’aise face aux gens qui l’entourent, et Fannie, sa chatte, est la seule à pouvoir l’apaiser. Il préfère alors se noyer dans son travail et dans la routine quotidienne. Il garde tout de même quelques contacts avec son fils, Jacob, et sa petite fille. Mais surtout avec Gary, un ancien toxicomane qu’il veut protéger. Un jour, il rencontre Dawn, une employée de banque. Une femme formidable et qui semble lui correspondre…