Mademoiselle

Mademoiselle

MademoiselleQue sont les Hommes sous leur désir?

Réalisation Park Chan-Wook 2016

En 2004, Park Chan-Wook avait signé un film formidable, dense, puissant et original avec “Old Boy” (Grand prix Jury Cannes)… Depuis plus grand chose de notoire. Il revient de bien belle façon ici avec ce “Mademoiselle”.

L’action se déroule dans les années 30, pendant la colonisation de la Corée par le Japon.

Un escroc charmeur (Jung-Woo Ha) échafaude un plan pour épouser la riche Hideko (Mademoiselle) alors sous la tutelle de son oncle. Elle a les traits et la grâce de la superbe Kim Min-Hee. Notre comploteur a besoin pour arriver à ses fins de la complicité de Sookee (Kim Tae-Ri).

Et nous avons là deux magnifiques actrices coréennes ! Dont “Mademoiselle” est respectivement le second et premier film. L’osmose entre elles est parfaite tant par leur jeu épuré que par la délicate mise en scène de P.Chan-Wook.

Ce film est une contemplation. Le cadre et la photo sont superbes du début à la fin; lumineux en extérieur, inquiétant en intérieur. Que soit donc célébré le Chef-Op: Chung-Hoon Chung.

Par son travail et celui de la mise en scène, ce film nous plonge dans une admiration quasi permanente; quand ce ne sont pas les décors ce sont les corps. Certes le film est très composé mais rien de dérangeant quand que cela est beau et sert le film. Celui-ci se déroule en 3 parties, dure 2h25′ et jamais on lâche tant il nous tient d’une sorte de douceur poivrée et languide.

Cela raconte donc une machination, à rebonds, le tout dans un écrin élégant.
Le film renvoie chacun vers son intime, plus ou moins livré aux questions.
Un moment doux et cruel aux accents de l’amour.

 

Synopsis Télérama Mademoiselle :

Pendant les années 1930, dans une Corée sous domination japonaise, Sook-hee est engagée comme domestique au service d’Hideko, une héritière japonaise, qui vit dans un beau manoir, en pleine campagne, sous la domination de Kouzuki, son oncle tyrannique. Mais la jeune femme a un secret : pickpocket experte depuis l’enfance, elle a été embauchée par Fujiwara, un escroc qui se fait passer pour un comte japonais. Sook-hee est en effet chargée de l’aider à séduire Hideko afin de la faire interner et de la délester de sa fortune. Mais les sentiments s’en mêlent…