The Dead Girl

The Dead Girl

The Dead Girl Réalisation Karen Moncrieff 2006

Une jeune femme a été assassinée.
Sa mort va bouleverser la vie de cinq personnes :
L’étrangère qui découvre le corps.
La soeur qui espère que le corps est celui de sa soeur disparue.
L’épouse qui pense que son mari pourrait être le tueur.
La mère qui enquête sur ce qu’était la vie de sa fille.
La fille qui rêvait de changer de vie…

Un bref passage dans la vie de chacun et dans son malheur.

L’étrangère : Toni Colette et sa souffrance d’être maltraitée par sa mère. Elle tente de s’évader au bras de Giovanni Ribisi, le livreur du supermarché, histoire brève mais intense.

La sœur : Rose Byrne qui veut faire son deuil et vivre enfin. L’acharnement de ses parents à retrouver sa sœur disparue 15 ans plus tôt. L’actrice est touchante et James Franco l’accompagne avec tendresse.

L’épouse Piper Laurie, qui couvre son homme, dans les pires extrêmes et qui, malgré une vague rébellion, n’est que soumission et misère. Belle interprétation du malheur.

La mère, Marcia Gay Harden, qui, après la mort de sa fille, cherche à comprendre la sombre vie de cette dernière et va tenter de reconstruire avec sa petite fille. L’actrice est sans fioriture, juste maternelle.

Et pour finir la fille, dernière victime du tueur, qui voulait refaire sa vie avec tout l’amour qu’elle porte pour sa gamine mais pour sa colocataire aussi. Une comédienne portée par ses sentiments.

Chaque personnage est sacrément bien écrit et chaque histoire est brève et sans pathos. Karen Moncrieff nous raconte, avec talent, ces vies ratées et les espoirs de chacun pour en s’en sortir. Un doux regard sur toute la misère du monde.