Film Dalida

Dalida – Réalisation Lisa Azuelos

Film DalidaDalida à travers les yeux d’Orlando.

La réalisation de ce Biopic par Lisa Azuelos est irréprochable, soignée et joliment éclairée. Les rengaines de Dalida nous berce et la musique l’emporte. Seulement, la réalité n’est qu’un point de vue et dans ce cas Dalida est une Madone, sacrifiée sur l’autel du succès. On peut émettre quelques doutes quant à cette version édulcorée. Certes son destin fût ponctué de drames, l’amour lui a fait défaut et la mort semblait lui coller aux basques.

Qu’en est-il vraiment, oui, la Diva était amoureuse de l’amour et des beaux garçons, mais elle semblait les choisir avec une vraie liberté. Le film nous la dépeint comme une victime. Dalida n’avait-elle aucun défaut ? N’a-elle fait aucun choix ? N’a-elle fait que subir ? Peut-être était-elle capricieuse, névrosée et autoritaire, mais il semble qu’Orlando, défendeur du temple, n’a autorisé que les qualités de la Miss. Alors notre compassion s’effrite et on fredonne avec nostalgie les chansons de ce long clip.

Sveva Alviti fait preuve de beaucoup de talent et se glisse avec précision et volonté dans la peau de Dalida.

Riccardo Scamarcio est tout à fait séduisant. Orlando ayant dirigé le casting, il a donc une grande opinion de lui-même.

Jean-Paul Rouve est parfait, Nicolas Duvauchelle nous fait un chouette numéro de Gigolo et Vincent Perez est Eddy Barclay avec ironie et élégance.

Lisa Azuelos est abonnée aux comédies sentimentales et elle a fait correctement son boulot, mais apparemment orchestré par le Maestro “Bruno-Orlando”.

 

Synopsis Télérama Film Dalida :

Née en 1933, Dalida est issue d’une famille italienne installée en Egypte. Elue Miss Egypte en 1954, elle tourne dans quelques films et s’exile en France. Son ascension est fulgurante avec un premier Olympia en 1956. En 1961, elle épouse Lucien Morisse, patron de la jeune radio Europe n°1. Elle finit par le quitter et poursuit sa carrière triomphale, grâce notamment à son frère Orlando. Elle devient la reine du disco et connaît un succès mondial avec «Gigo l’amoroso» en 1974. Mais derrière le strass et les paillettes se cache une femme malheureuse, à la vie sentimentale chaotique (presque tous les hommes de sa vie auront une fin tragique) et en mal d’enfant…