François Ozon

A quoi sert Ozon?

Portrait d’E. B.

J’ai une idée -assez courte je dois le dire- de la réponse. Désolé Philippe.

Après une quinzaine de court-métrages !!! -que n’a t-il continué, il nous eut épargnés- il s’attaque (et le verbe est juste) à son premier long-métrage. Il s’y attaque car il y a quelque chose d’agressif dans le cinéma d’Ozon, quelque chose d’adolescent dans sa volonté -parfois pathétique tant il croit nous déranger- de provoquer.

C’était déjà le cas avec « Gouttes d’eau sur pierres brûlantes », il a vu « Théorème » de Pasolini (pas le meilleur) et mal assimilé…

Puis, et là j’ai eu honte tant la critique se fit dithyrambe. « 8 femmes » où l’on a crié à la merveille ! Quel hommage aux femmes!.. Que nenni ! C’est même le contraire tant il les montre mal, et fait faire à de magnifiques actrices, tout et n’importe quoi; ah le ridicule du baiser Ardant/Deneuve!

Viendront ensuite confirmer ce penchant de petit bourgeois pour une provocation adolescente : « Swimming pool », Ricky », « Dans la maison », « Jeune et jolie » « Une nouvelle amie » et de fraîche date l’inénarrable « L’amant double« .

A trop vouloir… il en devient dérisoire, sans se départir du pathétique; une constante. Trop d’influences mal digérées dans son cinéma, ce qui ne fait pas un réalisateur (hein ?)

Le poète William Blake écrivait « le chemin de l’excès mène au palais de la sagesse« . Certes, mais sans jamais le chercher, le dit palais, ou quoi que ce soit d’autre.

Donc François, calme-toi, passe à autre chose; un prénom de roi et de président ne suffit pas

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