Assassin's CreedEt si on « jumpait » dans le jeu vidéo ?

Réalisation Justin Kurzel 2016

Justin a fait mieux, beaucoup mieux mais les moyens de faire du cinéma « au delà du réel » lui ont tourné la tête. Un budget « effets spéciaux » hollywoodien embarquerait les meilleurs.

Le film est à l’image du jeu : glacial, sans grâce et faussement humaniste. De la poudre aux yeux pour nous vider les poches et nous lessiver le cerveau. De la grosse machinerie qui tourne à vide et des acteurs désincarnées comme des robots. Bref, de l’argent gaspillé pour en gagner plus et des ados embarqués dans le vide d’un scénario sans âme.

Marion Cotillard est terne alors que Michael Fassbender s’emballe en Matrix et le tout nous écoeure de violence et de mirage. Une légende d’opérette fabriquée pour une vision bien rétrécie du pouvoir sur l’humain. Des vies sacrifiées, des cerveaux sans coeur et 15 € de perdu.

Depuis « Les Crimes de Snowtown » le pauvre Justin a perdu son âme et son imaginaire. Au service d’une réalisation grandiloquente, le réalisateur semble vouloir nous époustoufler, il n’arrive qu’à nous étouffer.

Synopsis Télérama Assassin’s Creeds

Le jour de son anniversaire, Callum Lynch est exécuté dans un lieu secret. Il se «réveille» avec à ses côtés Sophia Rikkin. Elle lui explique qu’il est entre les mains d’Animus, une société secrète dirigée par son père Alan. Grâce à une machine révolutionnaire qui utilise la mémoire génétique, l’organisation envoie Callum dans le passé pour qu’il revive les aventures de son ancêtre Aguilar, un assassin actif pendant l’Inquisition espagnole. Accompagné de Maria et de Moussa, il va s’entraîner, devenir un redoutable guerrier afin de combattre l’ordre des Templiers…

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